Blason de Trémuson
- Superficie : 631
- Nombre d'habitants : 1740
- Date du recensement : 1996
- Nom des habitants : les Trémusonnais
de l'ancien breton treb, village, et de Muzon, qui pourrait être le nom d'un saint.
Seule la découverte de quelques monnaies permet d'attester une occupation romaine sur le territoire de Trémuson, situé sur l'ancienne voie romaine de Corseul à Morlaix. La fondation de la paroisse date de l'époque du haut Moyen Âge ; elle est effectuée aux dépens de celle de Plerneuf. À partir du XIIe siècle, elle abrite le château fort de La Roche-Suhart, où siège une puissante seigneurie féodale. La famille de Couvran édifie à La Morandais sa maison forte et règne sur l'étroit territoire, après la ruine de La Roche-Suhart au début du XVe siècle. Pendant la Révolution, Pierre Guesnier, prêtre en charge de la paroisse émigré en Angleterre, est remplacé par Jacques Le Penneuc, curé constitutionnel bientôt contraint d'abandonner son poste. Durant ces troubles civils, le presbytère est aménagé en corps de garde, et une garnison y est établie afin de contrôler et d'assurer les communications. Au XIXe siècle, la commune s'applique à développer son agriculture, en produisant de l'avoine, du blé noir et du froment, mais aussi du lin et du miel. De 1922 à 1931, après plusieurs essais infructueux, l'exploitation industrielle des filons de plomb bouleverse l'économie de la commune rurale. Plusieurs centaines d'ouvriers, étrangers pour la plupart, extraient et transforment le minerai jusqu'à la cessation d'activité de la mine. En 1944, au cours d'accrochages entre Américains et Géorgiens enrôlés dans l'armée allemande, le commandant Hamon est tué d'une rafale en tentant de sauver les colonels Duperrier et Faller.