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Saint-Vran


Saint-Vran


du breton bran, corbeau, diminutif et surnom de Brandan, mythique navigateur irlandais et ancienne divinité armoricaine, christianisé par assimilation phonétique sous le vocable de saint Véran, du nom d'un évêque du sud de la France.

La présence d'un site mégalithique contenant de nombreux menhirs dressés et couchés près du village des Perfaux, et le passage de la voie romaine Corseul-Vannes, limitant la commune de Saint-Vran et celle de Saint-Jacut, attestent une occupation antique de la région depuis le Néolithique jusqu'à l'époque gallo-romaine. Un carrefour important de voies romaines se situe au point culminant de la commune à 304 mètres, au lieu-dit La Croix-Bouillard. Aux XIe et XIIe siècles, la famille de Langourla s'implante sur les bords de la Rance, et élève une motte castrale, place forte du fief de l'Orfeuil. La paroisse de Saint-Vran est issue du démembrement de celle de Langourla, réalisé à la fin du XIIe siècle. Sous l'Ancien Régime, trois petites seigneuries locales en dépendent : Le Bodeuc, Le Brigneul et Le Gueyvon. Au début du XVIIIe siècle, la famille de Langle détient la seigneurie de Langourla ; l'un de ses membres devient président du parlement de Bretagne. La commune élit sa première municipalité en 1790, et adopte définitivement le nom de Saint-Vran. Terre gagnée sur la lande, la commune compte encore, vers 1850, 700 hectares de ces terres dites ' froides ', car peu fertiles et inhospitalières. Il faut un siècle de défrichement pour que ces grands espaces soient mis en culture. Lors de la construction de la nouvelle église, en 1876, le centre du bourg se déplace du lieu-dit Le Vieux-Bourg à La Croix-du-Fau.

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