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TopicTopos / France / Bretagne / Côtes-d'Armor / Agglomération de Saint-Brieuc / Saint-Brieuc
Saint-Brieuc
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- 1907
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- 45000
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- 1990
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- les Briochins
L'histoire de l'agglomération, passage obligé entre le littoral et l'arrière-pays, commence avec les souterrains de l'âge du fer, au Rocher-Martin. L'occupation gallo-romaine de la Bretagne insulaire par les Saxons oblige à une émigration pacifique romaine se signale par des restes de villae et d'un castrum à Cesson. L'invasion des Bretons vers le littoral nord de la péninsule armoricaine à la fin du Ve siècle. Parmi les nouveaux arrivants, l'évêque Brieuc et quatre-vingts moines fondent un monastère. La tradition gallo-romaine le désigne comme saint, de même que tous les ermites ou moines qui se sont établis sur la côte armoricaine, et y ont créé un lieu-dit. La ville devient siège d'évêché, non pas en 849 pendant le règne de Nominoé, roi de Bretagne selon la légende, mais à partir du Xe siècle. Devant l'invasion des Normands, la population fuit vers la Loire, mais Alain Barbetorte reconquit la région, précisément dans la baie de Saint-Brieuc. Le comté de Penthièvre et le fief épiscopal sont créés au XIe siècle. En 1247, le pape Innocent IV canonise au concile de Lyon le premier saint breton en la personne de l'évêque Guillaume III Pinchon, l'un des successeurs de Brieuc. La fondation de monastères cisterciens favorise l'implantation d'une cathédrale, qui est assiégée entre 1341 et 1364, pendant la guerre de Succession de Bretagne. À la même époque, Jean IV édifie le donjon de Cesson. Le règne de Jean V (1399-1442) voit l'essor des maraichers et des bourgeois, qui étendent leurs commerces avec l'Angleterre, les iles normandes et Terre-Neuve. En 1626, la Ville décide d'édifier des fortifications. Au XVIIe siècle sont fondés des monastères, le séminaire et le collège, et une activité civile et industrielle se développe : associations d'artisans, maisons d'armateurs, exploitation de carrières de granit et imprimeries. Ce siècle est également marqué par la peste, qui surgit sous forme d'épidémies. Tous les quatre ans, les états de Bretagne se réunissent à Saint-Brieuc, jusqu'à la Révolution, époque à laquelle la ville est nommée chef-lieu des Côtes-du-Nord. La chute du lin et du chanvre déclenche la première émigration paysanne, qui vient augmenter la densité du chef-lieu et le nombre de marins. L'arrivée du chemin de fer en 1863, avec la construction du viaduc de Gouëdic, marque le nouveau départ d'une expansion économique qui connait son apogée à la veille de la Première Guerre mondiale. En cinquante ans, la population de la ville triple. Le cabotage, le bassin à flot, les usines à gaz, les quartiers neufs, les usines de brosseries, de fonderies, de forges, de minoteries, ainsi que des ateliers de statuaires se développent alors dans la commune. La construction de monuments publics, notamment des écoles, est ininterrompue jusqu'en 1914. Entre les deux guerres, Saint-Brieuc se signale par des lotissements d'initiative privée, une cité-jardin à La Ville-Ginglin et de nouvelles écoles techniques à Curie. La Libération de 1944 stimule un nouvel essor, confronté à l'émigration rurale vers le chef-lieu. La surface urbaine passe de 300 à 1 500 hectares au moment de la construction des logements sociaux sur les terrains de l'ancienne banlieue maraichère.
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