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Rueil-Malmaison


Rueil, déformation de Ruel, en raison des nombreux rus qui sillonnent le territoire ; Malmaison, souvenir des exactions normandes sur le domaine, dont le nom fut accolé à celui de Rueil en 1928.

La présence de vestiges néolithiques, découverts lors de fouilles menées tout au long du XXe siècle, milite en faveur d'une installation précoce de l'homme sur le site de Rueil. Celui-ci se développe aux premiers siècles de notre ère, qui voient l'implantation d'une villa gallo-romaine, bientôt remplacée par le domaine de la dynastie mérovingienne. Au VIe siècle, Childebert Ier, fils de Clovis, puis Dagobert au siècle suivant séjournent à Rueil. L'essor de la bourgade prend tôt ses racines, par la création d'une pêcherie aux limites de Rueil et de Bougival, sous l'égide de Charles Martel. En 846, les Normands ravagent une partie du site et s'installent sur le domaine qui prendra le nom de la Malmaison. Le roi Charles le Chauve, en 875, fait don de la pêcherie et de la seigneurie de Rueil à l'abbaye de Saint-Denis, qui conservera ses droits jusqu'au XVIIe siècle. Pour la première fois, au début du XIIe siècle, le nom de Ruellium apparaît, cité dans une charte de Louis le Gros. À l'image des villages voisins, Rueil est dévasté au XIVe siècle par les troupes anglaises du Prince Noir. Le développement du village est attisé par la présence du cardinal de Richelieu, qui reprend, en 1633, le château du val de Ruel. Alors un des centres du pouvoir, le village se transforme peu à peu en un lieu de résidence plaisant, autour de la nouvelle église achevée par le cardinal. En 1648, la cour royale du jeune Louis XIV et de sa mère Anne d'Autriche réside au château, fuyant la fronde des Princes. En 1756, Louis XV encourage l'irrésistible croissance du bourg, en le choisissant pour accueillir, avec Courbevoie et Saint-Denis, le casernement des Gardes suisses. Marqué par l'empreinte des grands du royaume « la comtesse du Barry se réfugie au château à la mort de Louis XV », Rueil n'est pas bouleversé par la Révolution. À l'aube du XIXe siècle, l'héritier des années révolutionnaires s'installe à Rueil, en la personne du Premier Consul Napoléon Bonaparte, lequel se porte acquéreur, pour son épouse Joséphine, du domaine de Malmaison. Dès lors, Rueil vit à l'heure impériale. Envahi par les Anglais et les Prussiens à la chute du premier Empire, Rueil n'a jamais rompu ses liens avec la famille Bonaparte. Les enfants de Joséphine, puis Napoléon III demeurent fidèles au domaine de Malmaison, malgré les vicissitudes des successions. La première industrie du village, la blanchisserie, prospère en raison de la qualité de ses eaux, ce qui provoque un net accroissement de la population, facilité par le lotissement d'une grande partie des domaines tout au long du XIXe siècle. Siège de combats meurtriers en 1870 et 1871, Rueil renoue avec sa tradition résidentielle au début du XXe siècle. La ville, la plus vaste du département, a su préserver son caractère tout en se tournant vers l'avenir : quelque cinq cents entreprises, dont de nombreux sièges sociaux, y sont désormais installées.

88 éléments de patrimoine Afficher / masquer les éléments de patrimoine

Église Saint-Pierre-Saint-Paul (clocher) , Rueil-Malmaison

Église Saint-Pierre-Saint-Paul (clocher), Rueil-Malmaison



La première paroisse de Rueil, placée sous le vocable des apôtres saint Pierre et saint Paul, remonte probablement au VIIIe siècle. Une...



Portail nord , Rueil-Malmaison

Portail nord, Rueil-Malmaison



Hormis le clocher, l'église du XIIe siècle est entièrement reconstruite à la fin du XVIe siècle. Elle change alors...



Façade , Rueil-Malmaison

Façade, Rueil-Malmaison



Lorsque, dans les années 1630, le cardinal de Richelieu s'installe à Rueil, l'église est encore inachevée. Il confie alors les dernières...



Chapiteau sculpté , Rueil-Malmaison

Chapiteau sculpté, Rueil-Malmaison



Au début du XIXe siècle, l'église de Rueil, abîmée à la Révolution, nécessite tant de restaurations que l'empereur Napoléon Ier engage...



Clé de voûte , Rueil-Malmaison

Clé de voûte, Rueil-Malmaison



Tout comme la majeure partie des ornementations intérieures, les sculptures des clés de voûtes remontent à la campagne de restauration de l'église...



Tombeau de l’impératrice Joséphine , Rueil-Malmaison

Tombeau de l’impératrice Joséphine, Rueil-Malmaison



En 1809, après son divorce d'avec Napoléon Ier, l'impératrice Joséphine, née Marie-Josèphe-Rose de Tascher de La Pagerie (1763-1814), se retire à...



Anneaux de cordage , Rueil-Malmaison

Anneaux de cordage, Rueil-Malmaison



Les cendres de la reine Hortense reposent dans une crypte sous la chapelle. Le sarcophage monolithe, orné des armoiries impériales, portait...



Reine Hortense , Rueil-Malmaison

Reine Hortense, Rueil-Malmaison



Second enfant de Joséphine, Hortense de Beauharnais (1783-1837) épouse en 1802 Louis Bonaparte (1778-1846), frère de Napoléon Ier, roi de Hollande...



La Déposition de croix , Rueil-Malmaison

La Déposition de croix, Rueil-Malmaison



Le modèle original de ce bas-relief est sculpté en 1667 pour le devant d'autel de l'église parisienne du Val-de-Grâce, par François Anguier...



L’Assomption , Rueil-Malmaison

L’Assomption, Rueil-Malmaison



Marie s'élevant au ciel, entourée d'anges, tandis que les apôtres se recueillent autour de son tombeau : cette Assomption est de la main du...



Buffet d’orgues , Rueil-Malmaison

Buffet d’orgues, Rueil-Malmaison



Revêtue de ses nouveaux atours, l'église de Rueil méritait des orgues à sa mesure. Une fois encore, Napoléon III contribue à la mise en valeur de...



Sainte Cécile , Rueil-Malmaison

Sainte Cécile, Rueil-Malmaison



Sainte Cécile est ici traditionnellement représentée en patronne des musiciens : entourée d'anges et de partitions, elle joue de l'épinette, petit...





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