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Porte Saint-Vincent, Vannes

Thématique : Patrimoine de la vie quotidienne

On entre dans la vieille ville par la porte Saint-Vincent, édifice classique à colonnes et niches en plein cintre restauré récemment. Elle a remplacé, vers 1624, des fortifications des XIVe et XVIe siècles dont un bastion subsiste derrière les maisons de la partie gauche de la place. Les armoiries de Vannes sculptées dans le granit sont posées à la fin du siècle dernier et remplacent un cadran solaire installé sur le pignon sud mieux orienté de l'hôtel des Colonies. La porte actuelle résulte d'une restauration de 1742. Dans sa niche centrale, une statue moderne, de 1891, de saint Vincent Ferrier, rappelle l'importance du saint dans l'histoire de la cité. Né à Valence en 1350, Vincente Ferrer ou Vincent Ferrier, dominicain, se distingue par sa participation aux combats religieux de son temps contre les infidèles et par la part qu'il prend pour tenter de résoudre le schisme de la papauté. Pendant vingt ans, il parcourt l'Europe en prêchant, en Espagne, en Italie, dans les pays germaniques ou en France, multipliant les conversions et les miracles. Appelé en Bretagne par le duc Jean v, il se consacre à plusieurs missions en 1418 et 1419, avant de mourir d'épuisement à Vannes le 5 avril 1419, où son corps fut conservé pieusement. Il a été canonisé en 1455. La statue ancienne, remplacée lors de la Révolution par celle d'un sans-culotte, a disparu. La légende prétend que lorsque la main de saint Vincent s'abaissera, la ville de Vannes sera inondée.

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