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Saint-Brice-sous-Forêt
Superficie
600
Population
12505
Date du recensement
1999
Nom des habitants
les Saint-Briciens
Histoire de la commune de Saint-Brice-sous-Forêt

du saint éponyme, successeur de saint Martin à l'épiscopat de Tours en 397, ou de Bricta, déesse gauloise des sources.

La découverte d'un habitat gallo-romain et de sarcophages mérovingiens atteste l'occupation du site depuis le Ier siècle et pendant le haut Moyen Âge. Cité en 1125 dans un texte énumérant les possessions de Mathieu le Bel, futur seigneur de Villiers, Saint-Brice est cédé au cours du XIIe siècle à l'abbaye de Saint-Victor de Paris. Cette donation est confirmée par une bulle du pape Adrien IV. Au XIIIe siècle, le village fait partie de la châtellenie des barons, puis des ducs de Montmorency. Les guerres des XIVe et XVe siècles y sont destructrices ; en 1465, seule l'église échappe au grand incendie. Les biens du duc Henri de Montmorency, exécuté en 1632, sont remis à sa sœur Charlotte, épouse du prince de Condé. Au XVIIIe siècle, Saint-Brice recense 800 habitants. La majorité vit de l'agriculture et trouve un complément de revenu dans l'industrie dentellière, florissante à cette époque. La vague d'installation de riches résidents, interrompue par la Révolution, reprend sous l'Empire et la Restauration, participant à la prospérité du village. La construction de la gare et l'industrialisation permettent ensuite, entre 1871 et 1914, un important développement démographique. À partir des années 1920, Paul Éluard vient habiter Saint-Brice. Il y accueille les futurs surréalistes, notamment Max Ernst, André Breton et Robert Desnos.