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Conflans-Sainte-Honorine
Cours d'eau
la Seine et l'Oise
Nom des habitants
les Conflanais
Date du recensement
2010
Population
35 380 hab.
Superficie
990 ha
Histoire de la commune de Conflans-Sainte-Honorine

Du latin confluens, "confluent". La seconde partie du nom date de 876, moment de l'arrivée des reliques de sainte Honorine au village.

Une allée couverte et un ossuaire datant du Néolithique, découverts en 1872 et 1882 à Fin-d'Oise, ainsi que des tombes de l'âge du fer, trouvées en 1936 aux Hautes Rayes, attestent le peuplement ancien du site. L'occupation romaine ne laisse pas de trace à Conflans, car les Romains préfèrent alors le site d'Andrésy où ils ont une flotte qui contrôle le confluent. En 721, Thierry IV, roi de Neustrie, signe un acte à «Confelentis Castro », au « camp de Conflans ».

Le choix de Conflans comme lieu d'accueil des reliques de sainte Honorine, rapportées par les moines au IXe siècle, confirme qu'il existe un camp fortifié. Aux XIe et XIIe siècles, la construction presque simultanée d'un donjon de pierre, d'une église et d'un prieuré signale l'épanouissement de la cité médiévale.

En 1441, Charles VII se réfugie au donjon de Conflans après un premier échec pour reprendre Pontoise aux Anglais. La même année, il réunit son armée à Conflans et réussit cette fois dans son entreprise. Les seigneurs du lieu sont, jusqu'en 1268, les Beaumont, remplacés par les Montmorency jusqu'à la décapitation en 1632 d'Henri II de Montmorency, ainsi que le prieur du prieuré Sainte-Honorine. Ils tirent leurs ressources de leurs terres, mais également du « droit de travers », imposition qui pèse sur les marchandises transportées par les bateaux qui passent sur la Seine. Les villageois sont alors cultivateurs, vignerons ou artisans, quelques-uns sont pêcheurs. Aux XVIIIe et XIXe siècles, l'exploitation des carrières se développe largement. Au XIXe siècle, le village subit d'importantes transformations : la construction de deux ponts routiers et de deux lignes de chemin de fer, desservies par trois gares, la canalisation des deux rivières par le barrage d'Andrésy et l'installation de sociétés de touage et de remorquage vers 1850. Vers la fin du XIXe siècle, l'équipement s'améliore par la distribution du gaz d'éclairage (l'électricité n'est installée qu'en 1927), par la distribution de l'eau, par le téléphone, par la construction d'une nouvelle mairie et de nouvelles écoles.

Tout au long du XXe siècle, la commune se modernise progressivement et l'artisanat, le commerce et l'industrie prennent le pas sur le paysage agricole ancestral. La population a décuplé en moins d'un siècle, passant de 1 850 habitants en 1790, 2 700 en 1896, au chiffre de 1999, et l'espace communal est maintenant presque entièrement urbanisé.