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Bourg-la-Reine
Superficie
182
Population
18 635
Date du recensement
1990
Nom des habitants
Les Réginaburgiens
Histoire de la commune de Bourg-la-Reine

ancien « Bourg de la Reine », pas moins de neuf hypothèses sont avancées concernant ce personnage royal, parmi lesquelles : Colombe, reine de Frise, enjeu d'un duel à Bourg-la-Reine entre son amant et son époux ; Rigunthe, fille de Chilpéric, dévalisée près de Bourg-la-Reine en 584 ; Adélaïde, épouse de Louis le Gros, qui fit une donation à l'abbaye de Montmartre d'une terre dont les limites coïncident avec Bourg-la-Reine.

Le nom de Bourg-la-Reine apparaît dès 1134 sur une charte de dotation de Louis le Gros aux dames de Montmartre, qui en ont les droits de justice jusqu'en 1334. Le territoire boisé est peu à peu défriché par les soins du chapitre de Notre-Dame et des abbayes de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain. Les chroniques de Saint-Denis relatent le courage d'un sergent d'armes du roi Saint Louis, Guillaume de Bourg-la-Reine, pendant la bataille de Mansourah. Celles de l'historien Froissart racontent l'installation du roi Édouard III en 1359 à Bourg-la-Reine, pendant la guerre de Cent Ans. En 1380, avec la rivalité des régents de Charles VI, Bourg-la-Reine est pillé, comme beaucoup d'autres dans la région. Le XIVe siècle s'achève sur une terrible épidémie. En 1562, le prince de Condé, chef de l'armée protestante, stationne à Bourg-la-Reine avec ses troupes. Il y revient en 1567 et brûle l'église paroissiale. Lassés de tant de guerres, les Réginaburgiens obtiennent la permission en 1589 de s'entourer de murailles. En usèrent-ils « Aucune preuve permet de l'affirmer formellement, si ce n'est l'appellation » murs de Bourg-la-Reine, sur des plans et actes du XVIIe siècle. On sait seulement qu'en 1680, il restait deux portes à l'entrée et à la sortie du bourg. La poste royale est logée à Bourg-la-Reine jusqu'en 1751. La ville est témoin en 1722 de la rencontre du jeune rois Louis XV avec Marie-Anne-Victoire, infante d'Espagne, en vue d'épousailles qui ne se feront pas. En 1773, vient s'installer la première faïencerie de Bourg-la-Reine, qui en comptera jusqu'à sept. Elles contribuent au développement économique et culturel de la ville. Devenu depuis 1787 chef-lieu d'arrondissement, Bourg-la-Reine devient district en 1790. Cette même année, Camille Desmoulins épouse Lucile Duplessis et vient séjourner avec son épouse à Bourg-la-Reine dans la propriété de leurs parents. Le 5 septembre 1792, Révolution oblige, Bourg-la-Reine devient Bourg-Égalité et ne retrouvera son vrai nom que vingt ans après, par décret de Napoléon, le 7 octobre 1812. 1794 voit la mort du marquis de Condorcet dans la prison de Bourg-la-Reine. En 1820, le cimetière est déplacé et dès 1833, les grandes transformations commencent avec la construction d'une nouvelle église, de la mairie, et le percement de nouvelles rues. La guerre de 1870 vide le village de ses habitants obligés de se réfugier à Paris. À peine remis de cette épreuve, ils doivent affronter les pillages des communards en 1871. Dès le début du XXe siècle, Bourg-la-Reine ne cessera de s'accroître et de réaliser de grands travaux d'aménagement et d'embellissement, pour le bonheur et la quiétude de ses concitoyens. Nombre de personnalités ne s'y sont d'ailleurs pas trompées, qui séjournèrent plus ou moins longtemps à Bourg-la-Reine : Jean de La Fontaine, François Kessel, Albert Camus et Charles Péguy, pour ne citer que les écrivains.