du celte lun, forêt, ou encore de noue, plaine marécageuse. Portus Lulliaci ou Nulliaci est cité en date de 1222, qui donnera par déformation au cours des siècles : Nuly, Port-Nully, Port-Neuilly puis Neuilly-sur-Seine.
Une tradition affirme que, en 52 av. J.-C., le site aurait été le lieu d'une bataille entre les Parisii et la légion romaine. Des vestiges d'une voie romaine, des poteries, des armes et divers objets témoignent certainement du passage romain. Au haut Moyen Âge, le territoire est une plaine marécageuse recouverte par la forêt de Rouvray bientôt défrichée. Un premier village de cultivateurs, Villare, qui deviendra Villiers, est cité dès le IXe siècle. Au XIIIe siècle, l'abbaye de Saint-Denis, dont la seigneurie domine la région, installe à Lulliacum ' hameau de pêcheurs en bordure de Seine ' sa ' Chantrerie ' pour y percevoir les droits de péage des bateliers. Une chapelle est édifiée. La population du village s'accroit rapidement, au détriment de Villiers dont il dépend cependant. Port-Nully est une halte pour les mariniers et se situe sur la route vers la Normandie, établie sous le règne de Philippe le Bel. En 1606, le pont commandé par Henri IV, lequel manque de se noyer avec la reine Marie de Médicis en passant la Seine sur un bac, renforce cette identité de Neuilly. En 1727, un recensement dénombre 888 habitants. À la fin du XVIIIe siècle, Neuilly, chef-lieu de canton, devenu un lieu privilégié aux portes de la capitale, compte plus de 16 000 habitants. Les châteaux de Madrid, de Neuilly ' résidence de la famille d'Orléans ', aujourd'hui disparus, les Folies d'Artois et Saint-James, étendent leurs immenses parcs. Sous le second Empire, le lotissement de ces domaines contribuera à l'extension résidentielle de Neuilly. La ville, épargnée par la guerre de 1870 mais très touchée par la Commune, continue son essor, répondant au nouvel engouement des Parisiens pour les espaces verts, le canotage et les promenades sur les quais de la Seine, immortalisés par les impressionnistes. Malgré les amputations successives du quartier des Ternes, de la zone des fortifications et du bois de Boulogne, de la barrière de l'Étoile et de l'arc de Triomphe, désormais rattachés à Paris, Neuilly demeure un prolongement de la capitale, dans un cadre privilégié d'espace et de verdure. Après la Seconde Guerre mondiale, Neuilly, avantagé par l'arrivée du métro en 1937, développe une politique d'urbanisme moderne, et favorise l'accueil des bureaux et sièges sociaux de grandes sociétés, traditionnellement dans le secteur de la communication, de la banque, mais aussi de la parfumerie et du cinéma, sans pour autant perdre son caractère calme et résidentiel.