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TopicTopos / France / Ile de France / Seine-et-Marne / Communes Hors EPCI / Montigny-sur-Loing
Montigny-sur-Loing
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- 1999
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- les Montignons
Montigny-sur-Loing est mentionné dans les textes anciens sous le nom de Montigny-sous-Grez ou parfois Montigny-en-Gâtinais. Dès la fin du XIXe siècle, les premiers passionnés d'archéologie explorent le village et découvrent, dans des sites tels que Croc-Marin, Haut-le-Roc, Mont-Aiveu ou Marion-des-Roches, de nombreux vestiges préhistoriques : silex taillés du paléolithique supérieur, pierres polies, ossements et dents de cervidés. La collection Doigneau est conservée au musée de la Préhistoire de Nemours et celles du docteur Durand et de Vallot, au musée municipal de Fontainebleau. Des traces d'habitat gallo-romain sont également découvertes. Dépendant de la châtellenie de Moret, Montigny devient terre royale en 1081, puis est cédé à la famille de Villiers. La seigneurie appartient aux familles de Chailly, de La Boissière, de Vignacourt puis de La Viefville jusqu'en 1626, date à laquelle elle est vendue aux Tiercelin de Saveuse, qui la gardent jusqu'en 1699. Elle revient alors à la famille de La Viefville, puis est rattachée à la seigneurie d'Écuelles des familles Eynard et Masse. À cette époque, Montigny-sur-Loing est un village de petits cultivateurs, de vignerons, de pêcheurs, de carriers, de bûcherons et d'artisans. La viticulture commence à péricliter après la crise du phylloxéra, à la fin du XIXe siècle, mais elle laisse son empreinte dans un parcellaire très divisé et dans l'agglomération des anciennes maisons de vignerons le long de la rue principale. Au XVIIe siècle, un moulin à tan fonctionne au bord du Loing, ainsi qu'un moulin à farine, qui fonctionne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En forêt, les carrières, dites du Long-Rocher, sont créées en 1824. Un petit train à ficelle descendait les pavés afin de les acheminer vers Paris par le canal du Loing. Vers 1860, le chemin de fer du Bourbonnais, dont un viaduc enjambe la rue principale, traverse le village. Il amène alors en villégiature de riches parisiens, qui construisent de grandes villas au bord du Loing. Au milieu du XIXe siècle, une colonie artistique se forme, peu après celle de Barbizon. Elle accueille, surtout après 1870, des artistes tels que Dominique Grenet et le peintre suédois Karl-Frederik Hill. En 1872, Eugène Schopin crée une faïencerie artistique, où il utilise la technique du décor à la barbotine colorée, alors en vogue. Plusieurs ateliers de céramistes se succèdent de 1872 à 1958, qui créent des pièces en barbotine ou en grès. Des écrivains viennent également chercher leur inspiration dans le calme du village. Ainsi Guy de Maupassant écrit Notre C'ur à la maison ' Le Barrage ', au bord du Loing ; Henry Murger fait de Montigny-sur-Loing le cadre de plusieurs de ses romans campagnards ; Jean de Tinan et Pierre Louÿs viennent s'y reposer. L'eau des sources de la vallée du Loing est captée à la fin du XIXe siècle pour alimenter Paris. Un aqueduc traverse le village et une usine élévatrice est construite dans le hameau de Sorques.
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