Marcoussis

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Marcoussis

Superficie de Marcoussis
1680
Nombre d'habitants de Marcoussis
7226
Date du recensement de Marcoussis
1999
Nom des habitants de Marcoussis
les Marcoussissiens

Les bois de Bellejambe et de Charmaux sont les vestiges d'une forêt gauloise morcelée par les défrichements carolingiens ou capétiens entrepris du VIIe au XIIe siècles. Depuis 663, l'abbaye normande de Saint-Wandrille possède une terre à l'entrée de la vallée, au lieu-dit ' Butio ', l'actuel Guillerville, où Wandrille, son fondateur, établit au VIIe siècle un prieuré. Cet établissement constitue le noyau autour duquel est développé un hameau. L'existence d'une paroisse est attestée au XIIe siècle, alors placée sous le patronage de saint Wandrille, qui est ultérieurement remplacé par celui de sainte Madeleine. À partir de 1118, la seigneurie de Marcousis dépend de la châtellenie et prévôté royale de Montlhéry. De nombreux fiefs occupent le centre de la vallée et le plateau de Nozay : le domaine de Bellejambe, celui du Mesnil-Forget, celui du Faÿ, celui de La Ronce, celui de Vauleron, et le fief du Déluge. À la fin du XIVe siècle, Jean de Montagu, surintendant des finances et grand maitre de l'hôtel de Charles VI, devient le seigneur de Marcoussis. Il édifie vers 1400 un château qui devient le centre des fiefs en sa possession dans le pays. En 1404, il entreprend la construction d'un monastère, qu'il donne deux ans plus tard aux Célestins de Paris. En 1409, il est arrêté à l'instigation du duc de Bourgogne et décapité, mais sa mémoire est réhabilitée en 1412 et, en 1422, la seigneurie revient à Jacqueline de Montagu, sa fille, épouse de Jean Malet, sire de Graville. Le petit-fils de celle-ci, Louis de Graville, chambellan et conseiller de Louis XI, amiral de France en 1487 et gouverneur de Paris en 1505, réunit définitivement les fiefs de Nozay-la-Ville-au-Bois et Villiers-sous-Nozay à la seigneurie de Marcoussis. En 1540, sa fille laisse la seigneurie à ses neveux, les Balzac d'Entragues, et, en 1600, le château abrite les amours d'Henri IV et d'Henriette d'Entragues. En 1634, la seigneurie passe aux Illiers de Balzac d'Entraigues. Pendant la Fronde, les princes de Condé et de Conti sont emprisonnés dans le château avec le duc de Longueville. À la même époque, sur la terre de Bellejambe, les Lemaistres constituent une seigneurie influente dans la région. En 1603, Jérôme Lemaistre, conseiller, puis président de la chambre des enquêtes au parlement de Paris, obtient d'Henri IV l'autorisation d'utiliser les fortifications démantelées du château de Montlhéry pour restaurer son manoir de Bellejambe, dont le nom est bientôt transformé, devenant Bellejame. En 1751, Elisabeth Therin Chevalier, femme de Charles-Louis de Pressac, comte d'Esclignac, achète le domaine de Marcoussis. En 1778, un arrêt du conseil du roi convertit le couvent des Célestins en maison de retraite, et l'ordre est aboli en 1779. En 1787, les bâtiments de l'ancien couvent, acquis par Louis XVI, sont transformés en écuries pour les chasses royales. Le domaine des Célestins est mis en vente comme bien national en 1798, et les bâtiments sont détruits pendant la Restauration. Au cours du XIXe siècle, un grand nombre de parisiens choisissent Marcoussis pour y établir leur résidence secondaire. Les demeures des anciens domaines seigneuriaux sont reconstruites par de riches bourgeois parisiens. Corot séjourne chez Ernest Dumax, son élève. Victor-Adolphe Malte-Brun, géographe et historien, publie en 1867 l'histoire de la ville et en 1870 celle de Montlhéry. L'Arpajonais dessert Marcoussis de 1876 à 1936, et l'activité, essentiellement agricole, est dominée par le maraichage.

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