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Les Lilas
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- 20120
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- 1990
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- les Lilasiens
La commune des Lilas doit sans doute à sa topographie de n'être que tardivement peuplée, même si des vestiges gallo-romains témoignent de la présence d'un établissement au IIIe siècle. Plateau dominant Pantin et descendant en pente douce vers Bagnolet, le territoire, situé à la ligne de partage des eaux de la Seine et de la Marne, est couvert essentiellement de bois et de champs comme l'atteste la carte des Chasses (1764-1773). Le c'ur de l'actuelle commune est occupé par un massif forestier dénommé en 1780 ' bois des Bouleaux ', région de transition entre Pantin, Belleville, Bagnolet et Romainville. Annexée à Paris en 1790, la courtille de Belleville est rapidement bâtie. Les Parisiens des quartiers de l'Est se tournent vers le bois des Bouleaux pour y trouver les plaisirs champêtres dont ils sont privés. Appelé bois de Romainville, celui-ci attire de nombreux visiteurs dans les années 1820-1840, dont le romancier populaire Paul de Kock qui le célèbre dans ses romans. Cabarets et guinguettes se multiplient dès 1820, tandis que les premières maisons sont construites dans le bois. D'autres foyers de peuplement éclosent dans les années 1855-1860 aux Bruyères, au Petit Romainville et dans le quartier de l'Avenir. Entre 1848 et 1850, le bois est en partie défriché et loti ; en 1858, deux mille habitants y occupent trois cents maisons. L'année suivante, ses résidents se groupent en syndicat de propriétaires et adressent une pétition au sous-préfet Lepic lui réclamant une administration communale autonome pour les quatre quartiers détachés de Pantin, Romainville et Bagnolet et prenant le nom de Bois de Romainville. Les villes intéressées refusent. Une seconde demande est formulée en 1865, proposant de baptiser la nouvelle commune Napoléon-le-Bois. Le préfet l'accepte, mais rejette l'appellation complaisante. Créée en 1867 par la loi du 24 juillet, la commune des Lilas est alors la 71e du département de la Seine. À son premier recensement en 1872, la ville compte 3 699 habitants. À la fin du XIXe siècle, attirées par le coût modéré des terrains et des baux, les industries s'y installent. La mairie est édifiée en 1884, les écoles en 1905 et 1935, la salle des fêtes en 1910. L'une des premières HBM du département est construite en 1926. Le métro dessert Les Lilas en 1937. Après la Seconde Guerre mondiale, la cité connait une seconde ère de développement et une importante rénovation avec la création d'équipements culturels, sportifs et scolaires. Aujourd'hui, la ville garde un tissu industriel traditionnel aux côtés d'un secteur tertiaire en plein essor, tout en préservant une certaine douceur de vivre héritée de son passé.
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