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TopicTopos / France / Ile de France / Seine-Saint-Denis / Communes hors EPCI / Le Pré-Saint-Gervais
Le Pré-Saint-Gervais
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- 70
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- 15644
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- 1990
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- les Gervaisiens
La notoriété du village du Pré-Saint-Gervais, bâti dans une prairie au pied de la colline de Belleville, est attestée dès le XIe siècle grâce à ses sources abondantes que laissait échapper le coteau de Romainville. Dès le XIIIe siècle et jusqu'à la Révolution, le hameau vit sous l'obédience de la puissante abbaye de Saint-Denis. Mais il dépend cependant de Pantin ' dont il est un écart ' du point de vue tant administratif que spirituel. Cet état de fait ambigu est la source d'une lutte incessante des Gervaisiens pour accéder à l'indépendance : ils n'auront de cesse de faire ériger leur hameau en paroisse. En 1588, ils obtiennent le droit d'édifier une chapelle particulière. Mais le curé de Pantin garde ses prérogatives. Aucun mariage, aucun enterrement ne peut être célébré dans l'église du Pré. Au cours des décennies suivantes, le combat se poursuit, les bénéfices profitant tantôt aux Pantinois, tantôt aux Gervaisiens. En 1787, la commune acquiert enfin son indépendance municipale, suivie d'un nouveau baptême : en 1793, le Pré-Saint-Gervais prend le nom de Pré-Le Pelletier, en mémoire de Louis Michel Le Pelletier de Saint-Fargeau (1760-1793), conventionnel assassiné pour avoir voté la mort de Louis XVI et dont la belle propriété était voisine. En 1859, l'extension des fortifications de Paris ampute le territoire du Pré-Saint-Gervais, qui a repris sa dénomination initiale, de vingt-sept hectares. La commune revendique en contrepartie l'annexion du village de l'Avenir ' future commune des Lilas ', mais en vain. Le Pré-Saint-Gervais devait rester la plus petite commune du département de la Seine avec une superficie de soixante-dix hectares. En 1814, lors du siège de Paris, la commune se trouve prise entre les feux nourris des troupes françaises commandées par le général Compans campées sur les hauteurs de Belleville et les Wurtembergeois sur celles de Romainville. La plupart des maisons sont détruites, et les vainqueurs poursuivront leurs exactions des mois durant. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, la commune connait enfin une époque insouciante. Les Parisiens viennent en nombre, pendant la semaine de Quasimodo, cueillir du lilas, flâner le long des haies de roses et s'égayer dans les guinguettes. Charles Nodier, Bernardin de Saint-Pierre, Jean-Jacques Rousseau, Jacques Offenbach ' ont chacun à leur époque participé à ces excursions campagnardes. À la fin du XIXe siècle, de champêtre, Le Pré-Saint-Gervais devient industriel avec l'implantation d'usines et l'arrivée d'une nouvelle population ouvrière. Première ville du département de la Seine à posséder dès 1904 une mairie socialiste, la commune participe de l'histoire ouvrière de la région parisienne et s'enorgueillit de la présence du grand tribun Jean Jaurès, auteur de célèbres discours pacifistes prononcés à la veille de la Première Guerre mondiale.
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