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Le Moulin-Neuf, Boussy-Saint-Antoine

Thématique : Patrimoine de la vie quotidienne

Le Moulin-Neuf à Boussy-Saint-Antoine est aujourd'hui une villa aux murs habillés de colombage, qui s'élève en rive droite de l'Yerres.

Elle est l'heureuse transformation faite en 1925 d'un grand moulin mécanisé en 1844, en lieu et place de celui désaffecté en 1834.

Avant 1383, existe déjà sur ce site un moulin appartenant aux Bénédictins de Chaumes-en-Brie, seigneurs de Boussy. En 1426, ce « mouly » passe dans les possessions des Antonins parisiens de l'ordre de Saint-Antoine-en-Viennois. Dénommé « Moulin-Neuf » depuis sa reconstruction en 1737, il est vendu en 1778, avec la terre de Boussy, aux chevaliers de l'ordre de Malte. Devenu bien national à la Révolution, il est acheté le 16 juillet 1793 par l'avocat Tronson du Coudray qui, commis d'office par le président du Tribunal révolutionnaire, assiste la reine Marie-Antoinette le 16 octobre 1793 dans le procès qui lui est fait. Condamnée à mort, la reine déchue est exécutée le jour même. Ce célèbre avocat revend ce bien, le 25 avril 1794, à Joseph Roze, marchand à Paris.

En 1835, Auguste Prudhomme, arrière grand-père du peintre Dunoyer de Segonzac, l'achète, puis le revend en 1837. Successivement sept propriétaires se suivront. En 1913, Eugène Lecoursonnois, fabricant de papier à Paris, l'acquiert d'Henri Bardeau, dernier meunier-propriétaire. En 1925, c'est son petit-fils Pierre Guéret qui fait transformer le bâtiment en maison normande tout en conservant la roue à pales.