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TopicTopos / France / Ile de France / Seine-et-Marne / Communes Hors EPCI / La Chapelle-La-Reine
La Chapelle-La-Reine
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- 1999
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- les Chapelains
Différents endroits de la commune recèlent encore des outils de chasseurs préhistoriques tels que des coups de poing et des haches de pierre. Un petit établissement agricole gallo-romain était implanté au lieu-dit le Bas-d'Ury du Ier au IVe siècle. Le village proprement dit existe depuis le haut Moyen Âge. La seigneurie appartient alors au comte du Gâtinais puis au roi de France du XIe au XIVe siècle. En 1186, Philippe-Auguste accorde à ses habitants une charte de franchise. Au Moyen-Age, le village est fortifié, entouré de fossés et de murs percés de quatre portes, et surveillé par un guetteur installé dans le clocher. Le village est néanmoins totalement dévasté et rendu presque désert pendant la guerre de Cent ans avant d'être repeuplé par des paysans venus du Val-de-Loire. L'église est agrandie dans la seconde moitié du XVe siècle. Différentes familles de seigneurs se succèdent ensuite jusqu'à la Révolution. À partir du XVIIe siècle le village est traversé par la route royale de Givet à Orléans, l'actuelle RN 152, et abrite pendant plus de deux cents ans un relais de la poste aux chevaux. En 1790, le village devient chef-lieu de canton et loge difficilement ses structures administratives, gendarmerie, justice de paix et perception. Entre 1793 et 1812, la commune porte le nom de La Chapelle-l'Égalité. Au cours des deux derniers siècles, la commune est le lieu de plusieurs affrontements guerriers, entre les troupes de Napoléon et les Cosaques au cours de l'hiver 1814, pendant la guerre de 1870-1871 où le village a failli être brûlé par les Prussiens et le 22 août 1944, jour de la libération pour les Chapelains qui ont dû subir les tirs d'obus entre les chars allemands et les chars américains. Au début du XXe siècle, le village abrite 870 agriculteurs, artisans liés aux travaux de la terre et commerçants de première nécessité. À partir de 1970, la construction de HLM puis de zones pavillonnaires accroit subitement le chiffre de la population à 2 800 habitants, originaires en majorité de la grande couronne parisienne, où ils continuent à se rendre pour leur travail car l'emploi local est restreint. La bourgade devient progressivement une cité dortoir du plateau du Gâtinais.
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