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TopicTopos / France / Ile de France / Essonne / Sénart Val-de-Seine / Draveil
Draveil
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- 1580
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- 28093
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- 1999
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- les Draveillois
Draveil se situe sur le rebord occidental du plateau de Brie. Étirée sur près de 8 kilomètres le long de la Seine, la paroisse couvre 1 580 hectares, de la vallée au plateau de la forêt, en passant par un versant qui a fixé dès la préhistoire et la période gauloise une population villageoise. La pierre à Mousseaux, située entre Draveil et Vigneux, témoigne de l'occupation du territoire à la préhistoire. Dénommée Dravernum par les Romains, puis Draverno par les Mérovingiens, le village devient Dravellum au XIIe siècle et prend son appellation définitive au début du XIIIe siècle. Le Moyen Âge est marqué par la présence de grandes abbayes, dotées par les souverains de terres et de droits seigneuriaux exercés sur des agriculteurs et des vignerons regroupés en communauté, exploitant les Uzelles, ensemble de bois, taillis et terrains de parcours en forêt de Sénart. L'abbaye Sainte-Geneviève de Paris possède près de 120 hectares dès 635, sous le règne de Dagobert. Les Dames de Poissy reçoivent de Philippe le Bel, en 1305, près de la moitié du terroir. Draveil est déjà divisé en trois noyaux de population : le centre, c'ur du village autour de l'église, du cimetière et de la ferme seigneuriale des Dames de Poissy ; la partie haute occupée par les Mainvillois, vignerons, bûcherons et maraichers ; Champrosay, cadre résidentiel pour les bourgeois de Paris ou les malades de l'Hôtel-Dieu, dominant la Seine et ses ports de ses coteaux viticoles et de ses belles demeures en pierre de meulière. Au milieu du siècle des Lumières, le village compte près de 200 feux, et près de 900 habitants. Un fermier général, grand percepteur des impositions indirectes, est le seigneur de l'essentiel du terroir, par des rachats successifs, succédant aux abbés et aux Dames. Marin de La Haye fait édifier un château magnifique, centre de la vie sociale de Draveil. Pendant des siècles, la communauté ' et ses syndics ' réussit à préserver ses biens communaux contre les justices royale et seigneuriale, et à reconstruire son église, à la veille de la Révolution. Au cours de la décennie révolutionnaire, les seigneurs laissent la place aux notables, qui vont dominer le XIXe siècle. Les marches des paysans pour le pain, en 1791, 1792 et 1795, ont pour cadre une commune ' modérée ', qui protège les anciens privilégiés et favorise de petits notables locaux. Au cours du XIXe siècle la population passe de 1 000 à 2 300 habitants, sans mutation majeure malgré la voie ferrée qui dessert Juvisy en 1841. Le premier lotissement du bord de Seine est le quartier de la Villa construit entre 1867 et 1890. Le pouvoir est disputé entre les représentants des vignerons et artisans d'une part, et les notables de Champrosay, plus ' parisiens ' et ' libéraux ', d'autre part. Eugène Delacroix, Alphonse Daudet, Félix Nadar comptent parmi les hôtes illustres de ce siècle de villégiature, à côté de Désiré Dalloz ou de Paul Lafargue. Le XXe siècle est celui des lotissements et du passage du statut de village à celui de ville. Jusqu'en 1957 dominent les lotissements pavillonnaires, de la première cité coopérative de France, celle de Paris-Jardins, aux coteaux de Champrosay, en passant par les ' cabanons ' de la Plaine des Sables. Après 1957 alternent les ensembles collectifs moyens, socialement différenciés et les pavillons. D'un côté, sont construits Villiers, en 1958, Danton, Brossolette, les Mazières, les Bergeries et l'Orée de Sénart, en 1966 ; de l'autre, le Parc de Champrosay et les rives de Seine. Aujourd'hui, Draveil présente le paradoxe des contraintes croissantes de l'habitat moderne, comme la circulation et le mode de vie, et de la préservation de quartiers champêtres, entre forêt et base de loisirs, à moins de 25 kilomètres de la capitale.
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