Blason de Douarnenez
- Superficie : 2 494 ha
- Nombre d'habitants : 16 701 hab
- Date du recensement : 1990
- Nom des habitants : les Douarnenistes
- Cours d'eau : la Pouldavid devenue le Port-Rhu au xixe siècle
de douar, la terre, et an enez, l'ile.
La présence de communautés humaines est attestée dès le Néolithique et à l'âge du bronze. À l'époque gallo-romaine, le site de Douarnenez est un centre très actif de production de salaisons. Le garum, un jus de poisson fermenté servant à épicer les plats, est alors fabriqué dans des cuves qui ont été retrouvées en de nombreux points de la côte. Au xiie siècle, Robert de Locuvan, évêque de Cornouaille, fait don de l'ile dite de « saint Tutuarn évêque » et de la terre qui en dépend, douar an enes, à l'abbaye de Marmoutier. Un prieuré y est fondé. L'ile qui porte le nom de Tutuarn, le saint évêque titulaire de l'église du prieuré, qui pourrait être une forme de Tugdual, prend à partir du milieu du xive siècle le nom d'ile Tristan. Par la suite, un bourg se développe autour de Pors-Commonec, l'actuel port du Rosmeur, et de la chapelle Sainte-Hélène. Aux xve et xvie siècles, la pêche et le commerce connaissent une extension importante et s'amplifient encore au xixe siècle avec la création des usines de conserves. Douarnenez est alors un quartier maritime de Ploaré. Elle ne devient commune qu'en 1790 et paroisse en 1875. Entre les deux guerres, la baie devient un port moderne et les travaux, interrompus par les conflits, reprennent par la suite. Douarnenez dispose alors de longs quais de débarquement, d'établissements de mareyage, de la criée et d'un shipway. En 1945, Ploaré, Pouldavid et Tréboul sont rattachés à la commune.