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Dépendances du domaine de la planchette

Levallois-Perret
Dépendances du domaine de la planchette, Levallois-Perret
Dépendances du domaine de la planchette
Datation
XVIIIe siècle

L'ancienne propriété seigneuriale de La Planchette comprenait à l'origine un château à l'élégante façade en pierre de taille avec, en son centre, un pavillon arrondi décoré de pilastres ioniques. C'est dans ce domaine qu'en l'été 1794, par une funeste coïncidence, Robespierre vient s'entretenir avec Charles-Henri Sanson, bourreau de profession, qui avait guillotiné Louis XVI et Marie-Antoinette et aux mains duquel il devait périr seulement quarante-trois jours plus tard. De ce domaine et de son histoire, il ne reste aujourd'hui qu'une dépendance. Achetée par le comte Bérenger, conseiller d'État, en 1806, cette propriété reste en sa possession jusqu'à sa mort en 1850. Malgré la volonté de Nicolas Levallois de lotir son « village », le comte ne tolère aucune intrusion dans son domaine. La Planchette reste ainsi le dernier îlot non loti en plein centre de la commune. L'ensemble, en trente ans, finira pourtant par être morcelé. Mais la résistance à Nicolas Levallois a été loin d'être néfaste à la topologie de la commune. En un sens, la physionomie particulière de cette ancienne grande propriété, préservée lors du morcellement général des terrains de Levallois par l'opposition de ses propriétaires, permet la création au début du XXe siècle de places publiques et surtout de l'unique espace vert de Levallois : le parc de La Planchette couvrant trois hectares.