du latin columna signifiant colonne, en référence à une ancienne colonne, mégalithe qui aurait servi au culte druidique ou bien vestige d'une maison gallo-romaine à atrium.
Le hameau de Colombes est signalé pour la première fois dans une bulle papale datant de 1160. L'abbaye de Saint-Denis est alors seigneur des terres que les moines s'attachent à défricher. Ces derniers affranchissent les habitants du hameau au XIIIe siècle. Durant les siècles suivants, Colombes se développe peu à peu et concentre son activité dans les travaux d'agriculture et de la vigne. Le village accueille un hôte illustre au XVIIe siècle, Henriette-Marie de France, s'ur de Louis XIII et épouse du roi d'Angleterre Charles Ier. Bientôt Colombes devient un lieu de villégiature prisé qui attire la noblesse et la bourgeoisie parisienne. L'ile Marante, avec le Moulin Joly, charme par son aspect champêtre peintres et promeneurs. En 1787, Courbevoie est érigé en commune distincte et, par le même acte, apparait à Colombes la première municipalité. La période révolutionnaire est vécue avec une relative sérénité. Les Colombiens, bien qu'acquis aux thèses révolutionnaires, défendent face à la Convention l'ancien fermier général et le propriétaire de la demeure de la reine Henriette, le comte de Verdun. L'ère industrielle voit le jour à Colombes sous la Restauration, époque durant laquelle s'installent notamment des fabriques de colles qui voisinent encore avec des champs cultivés. Peu après apparaissent sur le territoire colombien de grandes maisons de parfumeurs dont Guerlain. Au milieu du XIXe siècle, se constituent deux écarts de Colombes, le petit Colombes et Charlebourg, ce dernier aujourd'hui situé sur le territoire de La Garenne-Colombes. À la même époque arrive le chemin de fer auquel tout d'abord s'oppose la population. Une fois desservie par le train, Colombes réalise le parti à tirer de ce moyen de transport et de nouvelles gares voient le jour à La Garenne-Colombes en 1887 et aux Vallées en 1897. L'écart de Bois-Colombes, né sous le second Empire grâce au chemin de fer, revendique son indépendance et obtient son autonomie en 1896. Mêmes causes et mêmes effets pour La Garenne-Colombes, commune indépendante à partir de 1910. L'industrie connait alors son plein développement et Colombes accueille les usines Goodrich, ancêtre de Kléber-Colombes, Éricsson ou encore la Compagnie des compteurs, futur établissement Schlumberger. À partir des années vingt, la municipalité mène une politique de l'habitat adaptée aux nouveaux besoins qui donne naissance à des ensembles de HBM dont bon nombre sont des réussites architecturales. Aujourd'hui Colombes, ville de près de 80 000 habitants, tourne son activité vers les industries de hautes technologies qui détiennent une part substantielle du secteur économique de la cité.