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Carrières de granit

La Fontenelle
Carrières de granit, La Fontenelle
Carrières de granit

L'exploitation des carrières de granit rythme la vie de La Fontenelle pendant plusieurs générations.

Au début du XXe siècle, on estime à six le nombre de sites exploités sur le territoire de la commune, et chaque famille fontenelloise compte en son sein un ou plusieurs tailleurs de pierre, appelés communément « piquotous ». Jusqu'au milieu des années 1980, plusieurs sites sont exploités, parmi lesquels ceux de Villeneuve, de Ville-Montaise et celui de La Porte, qui est le dernier à fermer, pour cause de non-rentabilité.

Ces sites, nombreux au XIXe siècle, sont rebouchés plus tard, ou transformés en étangs d'eau noire. Le travail d'extraction est effectué par les « boucs », ou « fendeurs », qui pratiquent des fentes ou des « huberts » (fentes horizontales), réalisés à la mine (poudre noire) ou aux clous d'acier non trempé, protégés par des serres (fer plat tendre). Ces clous sont enfoncés à la masse dans des trous préalablement percés à la « chante-perce », longue barre d'acier dont une extrémité forgée en ciseau et trempée fore dans le granit des trous cylindriques ; lancée par le « bouc », la chante-perce percutant la roche émet des vibrations formant un son qui lui donne son nom.