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Bois-Colombes
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- 192
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- 24 450
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- 1990
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- les Bois-Colombiens
L'histoire ancienne de Bois-Colombes se confond avec celle de Colombes, dont elle est issue. À l'origine, le territoire de l'actuelle commune est constitué d'un ilot de petits bois situé entre Asnières et Colombes. Son peuplement est très récent, mais des vestiges préhistoriques tendent à prouver qu'il en fut autrement dans un passé très reculé. Sous l'Ancien Régime, la région est un terrain de chasse appartenant à l'abbaye de Saint-Denis. En 1815, après la chute du premier Empire, les cosaques y établissent un campement. Les premières habitations sont des guinguettes construites pour accueillir les promeneurs du dimanche, de plus en plus nombreux en raison de l'extension d'Asnières. Parmi ceux-ci, on retient le nom d'Alexandre Thiéfine, restaurateur très renommé de l'époque, qui reçoit la fine fleur de la société. Il aurait été le premier habitant de ce qui n'était qu'un bois. Sous Louis-Philippe, on cherche à baptiser cet endroit. Le nom de Thiéfine est proposé, mais l'on retient celui qui était communément donné au territoire : ' Bois-de-Colombes '. En 1846 la construction de la ligne de chemin de fer d'Argenteuil contribue au peuplement du territoire de Colombes. La croissance du bourg est rapide. Après la guerre de 1870, apparaissent de très nombreuses constructions de plaisance. Dès 1874 les projets séparatistes prennent forme au sein des habitants du Bois. Les Bois-Colombiens, essentiellement représentés par de gros négociants, des industriels, des savants et des artistes, fournissent quarante-quatre pour cent des recettes du village et déplorent que cet argent ne profite qu'aux seuls quartiers de Colombes et de La Garenne. L'absence de trottoirs, les mares d'eaux stagnantes et l'obscurité des rues contrastent avec l'embellissement des deux autres pôles de la commune. La lutte entre Bois-Colombiens et Colombiens va durer vingt ans. Elle aboutit à l'acte de baptême de Bois-Colombes, le 17 mars 1896, désormais espace indépendant de 186 hectares et 10 000 habitants. De nombreuses transformations interviennent alors pour rendre ce quartier incohérent digne du statut de commune. La chapelle est érigée en paroisse, deux écoles voient le jour en 1888 et 1908, les industries s'installent. De 1935 à 1937, la commune se dote enfin d'une nouvelle mairie, reconnue comme l'une des plus réussies de la banlieue parisienne. En 1943 la ville est bombardée, en raison de la présence des usines Hispano-Suiza. Dès 1950, la ville reprend son essor et continue son effort de modernisation à l'échelle humaine avec ses équipements culturels et sportifs. Elle garde encore aujourd'hui, grâce à ses quartiers pavillonnaires, ce caractère pittoresque et privilégié d'un village aux portes de la capitale, mais ouvert néanmoins sur le futur.
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